Moshi moshi

MOCHI ? VOUS AVEZ DIT MOCHI ?

Il ne sera pas question de téléphone… bien que le titre de ce billet ait pu prêter à confusion. Non. Outre le mauvais jeu de mot… que je dois être la dix-milliardième à utiliser, c’est plutôt de mochis que je souhaite parler aujourd’hui.

Grâce à la clairvoyance d’une amie, je découvrais il y a quelques semaines le mochi, sous sa forme sucrée. Il va sans dire que je suis immédiatement tombée sous le charme de ce dessert, et que j’ai immédiatement voulu en faire à mon tour.
Une expérience longue, étonnante, drôle… que je recommencerai volontiers. Mais avant cela, en voici l’exclusivité en images (floues – vous m’excuserez pour la pâle qualité de ce reportage)…

Tadaaaaaaaaaa ! Daifuku-mochis home-made, verts fluo, un peu ratés. Si.

Première étape : la confection de l’anko.
Deux heures selon la recette, six heures selon mon expérience malencontreuse. Une vraie réussite gustative, ceci dit !
Pourtant, les azukis (haricots rouges) ont baigné dans l’eau 12h, avant d’être bouillis plusieurs fois, dans plusieurs eaux, comme indiqué dans la recette, suivie à la lettre… puis ont mijoté 2h dans l’eau sucrée au rapadura. Sauf que… deux heures de cuisson plus tard, le truc ne veut pas être moulu. Il résiste. Il n’est pas cuit…. rebelote, cuisson et tout le toutim… puis vient le moment où j’estime que c’est cuit… et qu’il ne faut pas me chauffer plus longtemps. Je pense que mon presse-purée s’en souvient autant que moi. Une heure de moulin plus tard, je n’ai plus de bras, mais l’anko est prêt. Et mioume, en plus, il est très doux (au toucher) et extra. J’ai dû congeler le reste… il paraît que c’est moins bon, mais je ne voulais surtout pas jeter le fruit de ce dur labeur !!

L’anko. Oui, c’est flou, mais avec 4h de retard sur mon emploi du temps… fatalement, il commençait à faire nuit, et mon appareil photo a vaillamment lutté.

Deuxième étape : la préparation des daifukus.
Alors, pour la blague (cette préparation est le fruit d’une grande blague géante – en partie due à ma grande fainéantise), quand j’ai cherché les ingrédients pour préparer les mochis aux haricots rouges, je n’ai trouvé qu’une partie des ingrédients adéquats.
L’anko, d’abord. Je n’en ai pas trouvé. Donc pour ne pas perdre une heure sur mon emploi du temps et aller en acheter du côté de la Place d’Italie… j’ai trouvé plus drôle de le faire moi même. Eh. Eh oui… n’est pas stupide qui veut !
La farine de riz gluant, ensuite. Alors figure-toi que non loin de chez moi, j’ai repéré une épicerie il y a quelques semaines. Je vais donc y jeter un œil… je ne trouve rien… je demande à l’épicier (qui ne comprend visiblement pas tout de ce que je lui raconte, mais c’est pas grave, on se comprend quand même), et là, il me sort de la farine de riz gluant… verte ! Bon. OK mec. Mais c’est vert quand même ton truc. Bon. Je prends le sachet, je le retourne dans tous les sens, je lis les ingrédients… et, ma lecture du chinois n’aidant pas… je décide que c’est bien, le vert. Que c’est champêtre. Et voilà que je repars avec mon truc sous le bras.
Pour ce qui est des ingrédients… je n’avais besoin de rien d’autre… ayant toujours du rapadura à la maison (depuis que j’ai appris ce que c’était).

Je me lance donc dans la recette (de flemmarde, avec cuisson au micro-ondes…)(non mais ne me jette pas la pierre, toi, là-bas… c’est qu’il était tard, et que je n’avais pas la journée devant moi – rapport que j’avais un trou de 4h dans l’après-midi, lié à la préparation de l’anko).
Bref, je mélange ma farine (75% farine de riz gluant, 25% farine de riz) avec de l’eau…

Je sais à quoi tu penses… mais non. Ce n’est pas de la soupe de poireau. C’est le mélange eau + farine de riz gluant verte.

En attendant que le mélange cuise, je m’attèle à faire des boules d’anko. J’ai adoré ce moment ! Un pur bonheur… la pâte était toute douce, c’était très agréable…

C’est à ce moment précis que j’ai commencé à rire. Quand j’ai vu ça :

Hulk, sors de ce plat !

Le vert fluo ne me décourage pas… et après avoir bien ri, c’est le moment, moins drôle – tout dépend de l’attrait de chacun à patauger dans les aliments collants – de la confection du mochi à proprement parler.
Donc, oui, ça colle. Dans la recette, c’est indiqué de s’enduire de maïzena (enfin, avec un vocabulaire plus approprié). Je décide d’utiliser de la farine de riz, pour rester dans le thème.
Quelques dizaine de minutes plus tard, je triomphe devant 10 daifukus, avec de drôles de têtes, mais pas trop mal réussis… Un peu trop enfarinés peut-être, mais je m’en fiche ! J’ai triomphé !

En cours de préparation…

Contrairement à ce qui était indiqué dans la recette – et probablement à cause de la quantité faramineuse de farine utilisée dans la dernière étape… les mochis ne sont pas redevenus gluants une fois passés au frigo. Au contraire, ils ont séché.
La prochaine fois, je ne ferai pas la pâte au micro-ondes… Cela a l’air plus simple, mais il me semble que ça complique le tout ! Je pourrai donc rouler mes mochis dans du sésame grillé concassé, une fois la cuisson achevée.

Si toi aussi tu te lances dans le mochi… je te dis bon courage, et surtout, bonne dégustation !

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