Je suis la vieille Geisha folle…

LA FÉE ATOMIQUE
Les Elles – 1997

Pompiers, police, infirmières et tout autre déguisement autorisé sont attendus au centre du monde. c’est que la bombe a pété.

Je suis la vielle Geisha folle
du moins c’est ce qu’on croit de moi
mais je suis la fée atomique
les autres ne le savent pas
la peau poudre de riz
j’arpente tout en blanc
le paysage rouge et noir
je fais gémir ma voix de femme
ma voix est douce
il y a déjà tell’ment de cris
personne ne sait d’où je soirs
immaculée comme le lait
dans ce terrain mal luné
je n’ai qu’une goutte de sang
qui coule finement sur mes lèvres
il y a déjà tell’ment de rouge
les enfants doivent être contents
eux qui n’aiment pas la salade
ici il n’y a plus rien de vert

Je ne me plains pas de la faim
j’avais bien besoin d’un régime
je me nourris de la pluie noire
c’est mon secret pour être blanche
je déambule sur le sol mou asexué encore tiède
les autres brûlent ces bouts de nous
les familles qui partent en lambeaux
moi j’en ai fait des rideaux
contre les mouches
il parait que ça sent mauvais
l’odeur ne m’atteint plus
je vis dans un autre monde
celui de la bombe atomique

Je suis la fée atomique

Petit clin d’œil en forme de chanson…
Quelqu’un m’a rappelé ce soir quelques souvenirs… d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… (ou presque !)

Comprenne qui pourra.
J’ai longtemps aimé ce groupe, Les Elles. Ceux qui m’ont connue entre 1996 et 2000 (au moins) peuvent en attester. Une drôle et heureuse époque. Celle du lycée. Ma Belle époque. Nantes, les découvertes, les joies, les incertitudes, l’insouciance.
Il y en eut d’autres depuis (d’époques heureuses)… mais je porte particulièrement celle-ci dans mon cœur.
Avec toutes celles et ceux qui l’ont constituée.
Je ne vous ai jamais revus mais vous êtes toujours là, au fond de mon cœur… Parce qu’après l’heure, ce n’est plus l’heure… parce qu’après quelques semaines, mois, années, on ne peut plus revenir en arrière. Parce que certain(e)s ne sont plus là (je pense à toi)… Parce qu’il faut savoir laisser les souvenirs derrière soi et se plaire à les retrouver, par vagues, ici ou là, au gré des facéties de la vie.

Petit message personnel, sans destinataire, accompagné d’un pincement au cœur et d’une douce nostalgie…

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