Souviens-toi, c’était hier

MELANCHOLIA…

Valeria Bruni-Tedeschi et Pascal Greggory, Rêve d'automne, Jon Fosse, adaptation de Patrice Chéreau.

Tendre Mélancolie…
Il y a peu, je découvrais Jon Fosse au détour de mon abonnement à l’Opéra de Paris.
Découvrir. J’aime les découvertes. Surtout lorsqu’elles sont heureuses.
Celle-ci le fut.
Au hasard de mes choix (aléatoires), je choisissais donc Melancholia, happée par la thématique. D’ailleurs, à ce propos, j’en parlais déjà ici.

Je découvrais donc cette écriture hachée, ce verbe acéré, cette littérature franche et sans concession.

Forte de cette immersion, je décidais de renouveler l’expérience dans un autre registre.
Si pour Melancholia j’avais choisi de commencer par le texte pour plonger dans l’opéra, cette fois, pour Rêve d’Automne, je préférais l’immersion directe.
C’est avec une grande tendresse que je retrouvais cet écrit. Ce je-ne-sais-quoi de singulier, ancré dans ce climat nordique qui me sied si bien.

Une fois de plus, l’alchimie a eu lieu. Au théâtre cette fois.
1h45 durant lesquelles je suis restée accrochée à ces mots, à ces corps criants leur désir et leur chair.
Un verbe lourd. Un écrit profond et sinueux, d’une grande beauté.

Si je n’ai à cette heure pas encore lu le texte de Jon Fosse – et ce n’est qu’une question de minutes puisque j’ai investi au sortir de la représentation dans une traduction du texte original… j’ai aimé ce qu’en a fait Patrice Chéreau. La transposition de l’action du cimetière au musée est très intéressante.

Une très belle mise en scène. Cliché emprunté (cliquer sur la photo).

En bref, ce soir, j’ai vibré. Ferveur attisée par une interprétation splendide… notamment de ces deux acteurs que j’apprécie depuis fort longtemps : Pascal Greggory (que je n’avais pas aperçu au cinéma depuis un moment et que je voyais avec plaisir déjà la semaine dernière dans l’adaptation du manga Quartier Lointain de Jirô Taniguchi) et Valeria Bruni-Tedeschi.

J’ai hâte de découvrir le texte (et cette écriture si particulière, sans ponctuation et décidément emprunte de répétitions) de Rêve d’automne… mais pas seulement !

A la prochaine, Jon.

3 réflexions sur “Souviens-toi, c’était hier

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