Ce n’est que moi.

JE SUIS…

Celle à qui l’on sourit en retour,
Celle à qui l’on demande son chemin,
Celle à qui les mamies demandent un article sur les étagères trop hautes, dans les super-marchés.

Celle qui vient en aide aux autres spontanément,
Celle qui vous informe que vous avez fait tomber votre porte-monnaie,
Celle qui s’inquiète quand vous n’êtes pas rentrés.

Celle qu’ils appellent quand ils se retrouvent seuls,
Celle à qui ils confient leur amour pour une autre,
Celle à qui l’on dit que ça viendra… quand le sort semble déjà joué.

Celle qui détourne automatiquement le regard, pour ne pas savoir si ce pourrait être réciproque
Celle qui n’ose pas sourire, de peur que cela ne porte à confusion,
Celle qui n’ira pas à cette soirée, de peur d’être mal à l’aise.

Celle qui rase les murs dans la rue, tard le soir, au pas de course,
Celle qui se fait des idées lorsque ça n’a pas lieu d’être,
Celle que l’on ne voit pas.

Celle qui a décidé que les sorties culturelles ce serait seule, plutôt que pas du tout,
Celle que l’on regarde avec étonnement quand elle dit qu’elle s’est rendue seule à sa sortie culturelle (opéra, concert, cinéma, exposition…),
Celle qui n’adresse la parole à personne, parce que de toutes façons, quand elle parle, c’est pour bafouiller des horreurs, parce que les mots ne franchissent pas l’étape de la transformation orale.

Une femme mi-effacée, mi-assurée,
Une femme seule, trop seule, mais à la fois trop indépendante,
Une femme qui ne pense plus pouvoir ou savoir aller vers l’autre.

Voilà ce que je suis. Sans détour.
Et malgré tout, malgré tous ces défauts, ces peurs, ces réserves et ces erreurs, je suis une femme libre.
Libre probablement de changer tout cela… peut-être un jour si j’en ai la force.
Libre de rester une cruche* tout le reste de ma vie…

Et pour tout cela, demain, c’est en jupe que j’irai travailler !

"Journée de la jupe", jeudi 25 novembre 2010.

* Une cruche, et non une potiche, a contrario de Catherine Deneuve, magnifique dans le très rafraichissant Potiche de François Ozon.

4 réflexions sur “Ce n’est que moi.

  1. C’est tout cela qui fait toi, pas besoin de changer. Par contre les sortes culturelles seules je ne vois pas ce qu’il y a d’étrange😉

  2. Sévère l’analyse, pourtant, on peut être très entouré…. avec une solitude pesante.
    et vice-versa.
    dans l’humain on trouve toutes les situations, pas de recette et les fées c’est seulement dans les contes.
    Croques-la cette vie si tu veux, je ne suis pas le tout puissant mais je t’y autorise

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