Le jour où j’ai vécu ma phobie…

VDM*…

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John Tenniel - Illustration d'Alice au Pays des Merveilles (Lewis Carroll)

Il y a des jours comme ça…

Tout commençait plutôt bien…
Par un curieux hasard, ce matin je pouvais dormir un peu plus et me lever à une heure plus acceptable pour le commun des mortels : 7h. Oui. Oui mais. Finalement, si j’avais su, je me serais levée à 6h comme d’habitude, et peut-être alors n’aurais-je pas vécu en partie l’une de mes phobies ?

Mais que voulez-vous ? « C’est le jeu, ma pauvre Lucette ! » (Merci bien la FDJ pour cette expression qui nous poursuit bien malgré nous…)

Voici donc que je partais à 8h10 pétantes en direction du taf… (pèlerinage constitué d’un voyage en bus, suivi de deux trajets en métro).
Arrivée à Bercy, je prends la ligne 14, comme d’habitude… en me disant que « non, j’ai déjà eu des problèmes avec la ligne 14 hier, aujourd’hui, tout ira bien ». C’est là que j’aurais dû savoir qu’il ne faut jamais présager de quoi que ce soit. Dès que tu commences à penser à ce qui pourrait bien se produire, tu peux être sûr à 80% que ça va arriver (sauf quand il est question de gagner au LOTO® – surtout qu’il faut bien avouer que tu n’y joues pas !). (Je me sens très FDJ aujourd’hui…)

Arrivés à quelques mètres de la station Madeleine, le métro freine (très) brusquement – mais violent le truc… et les portes s’ouvrent, là, au milieu de nulle part. A moitié dans la pénombre… les voyageurs attendent gentiment et patiemment que le trafic reprenne. D’expérience la veille, j’avais dû attendre une petite dizaine de minutes… et dû faire un changement de parcours assez long et périlleux… je me préparais donc à arriver avec un peu de retard au travail.

Que nenni ma fille !
Les minutes passant… La RATP nous gratifiait de messages rassurants. « Dans 5 minutes, blablablabla… » « Veuillez accepter nos excuses, blablablabla »… Toutes les 5 minutes. Et de les voir défiler (les minutes). 5, 10, 15… De voir/entendre chaque personne présente dans la rame le téléphone à l’oreille, déblatérant les mêmes phrases « (…) trafic interrompu (…) Panne d’électricité (…) retard (…) J’arriverai quand j’arriverai… » Etc. Et de reproduire l’habitus de la masse. De prendre soi même son téléphone et de prononcer les mêmes mots.

John Tenniel - Illustration d'Alice au Pays des Merveilles (Lewis Carroll).

John Tenniel - Illustration d'Alice au Pays des Merveilles (Lewis Carroll).

20, 30, 40. Chaleur infernale dans la rame. Des gens font des malaises. D’autres s’impatientent. Impolitesses… gens qui descendent sur les voies… 45… 50. Et d’entendre toujours les mêmes messages de la RATP. « Veuillez nous excuser pour cet incident momentané. Le trafic est interrompu sur toute la ligne entre Gare de Lyon et Saint-Lazare. » (Oui mais si tu veux là, m’sieur-dame RATP, on s’en fout un peu quoi, on avait bien remarqué qu’on était arrêté, si tu veux tout savoir… et on sortirait bien de là quoi…)

Bien, bien. Et l’attente continue. Les portes se ferment (empéchant les gens sur les voies de remonter dans la rame)… Prévenir les agents de ces personnes sur les voies…

Une heure plus tard… toujours rien de nouveau dans le sous-sol parisien. Claustrophobie mon amie… Heureusement que j’étais assise et que je disposais d’un stock intéressant de Lexomil.

1h10, le trafic reprend… et nous amène jusqu’à Madeleine, puis Saint-Lazare, sans encombre. Pour que j’aille prendre la ligne 3… Moi le métro, j’aime ça ! (No comment.)

Rien de bien méchant, non. Mais c’est typiquement le genre de situation qui me met très mal à l’aise. Surtout d’être enfermée dans un endroit (sans toilettes ! non parce que moi, rien que d’y penser, ça m’angoisse) et de ne pas pouvoir sortir ! AHHH !!!

Voilà comment arriver avec une heure trente de retard au travail… complètement droguée… (faut dire qu’aujourd’hui je passais ma dernière colle avant l’échaffaud et que la précédente s’était très mal passée… donc mon état n’était déjà pas au beau fixe au réveil ce matin… l’incident n’aidant pas.

Le point positif : au final, ma colle s’est bien passée…
Mais je ne l’ai pas préparée dans le temps requis (surtout que je m’étais endormie pendant la préparation…) et qu’au final, même en ayant tout rédigé, il me manquait 5 minutes d’exposé. Ah, tiens, mais c’est quand les épreuves ? Ah mais oui, bien sûr… c’est mercredi et jeudi prochain.
Allez. On verra bien hein. Ca risque d’être folklorique. Je devrais peut-être emmener un habit traditionnel et leur danser la gigue ?

*Je sais de source sûre que certains parmi vous ne sont pas (encore) accoutumés à ces quelques lettres… et je vous envoie de suite rectifier ce manquement à votre culture en allant consulter la page adéquate.

Et pour ne pas se quitter trop brutalement, je vous laisse en musique…

[Youtube=http://www.youtube.com/watch?v=zol2MJf6XNE]

2 réflexions sur “Le jour où j’ai vécu ma phobie…

  1. Hahaha!!! ma pauvre Lucette
    Ben dis-donc il t’en arrive des choses à toi!! pas cool…
    Allez courage et continues comme ça, je veux dire avec humour car finalement tu en as plein(d’humour).
    Bisous bisous

  2. 🙂 J’espère simplement que ça ne se reproduira pas cette semaine… parce que là, si je ne peux pas aller passer les épreuves du CAPES, ce sera moins drôle tout de suite !
    Bises !

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