Les Miyazaki passent…

… SANS JAMAIS SE RESSEMBLER

Photogramme issu de Ponyo, sur la falaise - Miyazaki, 2009.

Après quelques ralentissements, je réussissais enfin à voir cet après-midi (en version française, malheureusement…) le dernier long métrage du Dieu vivant de l’animation japonaise… Je veux bien sûr parler du grand Hayao Miyazaki.
Ponyo sur la falaise (Gake no ue no Ponyo, dans le texte) [Surtout, cliquez sur le lien, vous découvrirez des merveilles insoupçonnées] est ainsi le dernier en date d’une multitude de succès plus épatants les uns que les autres.
Je peux aujourd’hui affirmer avoir vu le tout Miyazaki (jusqu’aux derniers Contes de Terremer, du fils, Gorō Miyazaki).

Ravissement des sens et de l’esprit, chaque oeuvre créée sous sa direction devient un chef d’oeuvre absolu du septième art. Oeuvres de patience et de minutie, où le fantastique côtoie le quotidien… Chefs-d’oeuvres singuliers, offrant aux grands comme aux petits des divertissements de qualité, issus d’une longue tradition de l’animation.

Moi qui suis une puriste du dessin d’animation, je ne cesserai de répéter la richesse de ces productions (bien que je ne sois pas non plus fermée à des Ghost in the shell ou autres travaux de la famille Pixar…)

Bref. D’oeuvres très matures, au scénario et dessins extraordinairement fins (Princesse Mononoké, Nausicaa, etc.), le registre passe aisément et sans lourdeurs à des créations plus rondes – si je puis me permettre, comme le sont les inégalables Voyage de Chihiro et autres Château ambulant
Ponyo prend place, selon moi, dans ce second registre. Fable enfantine, manifestement destinée aux jeunes enfants, le dessin se fait rond et rebondissant, les personnages tendres et attachants… et l’effet de l’aquarelle donne au tout une profondeur délicieuse.

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Si les Miyazaki passent sans jamais se ressembler, il n’en sont pas moins ponctués d’une marque de fabrique prégnante… souvent glissée au détour d’une silhouette de magicien/sorcier, au physique bien reconnaissable. Sans oublier cette touche de respect pour la nature… ici présentée sous l’angle de la mer…

Dans chaque recoin des mondes de Miyazaki, aussi divers soient-ils, se cachent des trésors inestimables. Légendes d’hier et d’aujourd’hui.

Un univers qui laisse rarement indifférent.
Qui me touche et me fascine.

Aujourd’hui au cinéma j’étais l’enfant la plus fascinée et la plus éblouie par la magie Miyazaki. Malgré mes 27 ans. Et je n’en suis pas peu fière ! Les blasés n’auront pour se consoler que leur aigreur. Moi je garderai des étoiles au fond des yeux.

Sur ces quelques baffouilles je vous promets de revenir très vite…
Demain, je serai de retour chez moi… où m’attendent de jolis trésors… (Je compte sur toi, petit facteur !)

Chuuuut. C’est une surprise.

2 réflexions sur “Les Miyazaki passent…

  1. Ouaaah, je vois que tu as (à peine) aimé ! ^^

    Les films d’animation de Miyazaki font partie des rares choses auxquelles j’accroche pas mais dont je comprends l’intérêt de la part des gens😉

  2. Non mais Gaby !! « Une des rares choses auxquelles t’accroches pas » ! Et puis quoi encore ?!
    Si on n’est pas capable d’aimer Miyazaki, c’est qu’on a perdu son âme d’enfant. Et ça c’est dommage.😉

    (Moi de mauvaise foi ? jamais !)

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