Il le sait…

… ET C’EST ABSOLUMENT FABULEUX

Il sait… comment me prendre et me retourner comme une crêpe (vous m’excuserez le manque de poésie de cette phrase).

Il sait… comment me faire passer du rire aux larmes.

Il me fait penser à mon grand-père. Ce grand homme sec au regard noir (bien que ses yeux soient bleu), austère, aux paroles mesurées, parfois brutales. Cet homme qui jusqu’au dernier instant (ou presque) aura tout fait pour rester droit et se montrer fort. Cet homme qui jusqu’au bout aura bricolé, jardiné, accompli les tâches les plus dures. Cet homme qui pourtant a toujours su donner de sa personne pour les autres. Cet homme qui avait du coeur, derrière une carapace des plus dures. Cet homme vers qui je me réfugiais enfant…

Bref. Vous l’aurez peut-être deviné, je rentre à l’instant de Gran Torino. Le dernier film de Clint Eastwood. Ce grand, grand homme. Nous nous interrogions avec des amis il y a quelques temps sur la productivité incroyable de Clint Eastwood. A l’image de la production de masse de son pays natal, les Etats-Unis. Je le vois comme une grande machine sensible infaillible.
Jamais il ne m’a déçue. Et ce dernier opus montre combien son art est grand. Combien son âme est grande et bonne. Combien Clint est un homme de son temps.

J’ai ri aux sarcasmes, souris aux maladresses de la tendresse, pleuré dans l’adversité… j’ai été prise de nausée dans les moments les plus poignants (c’est la première fois qu’une aussi grande douleur m’envahit au cinéma. Jusqu’à présent j’avais déjà pleuré, ri, été profondément émue… Mais jamais je n’avais ressenti ce sentiment).
Gran Torino, réalisé seulement quelques mois après The Changeling (l’échange), cette fable douce-amère… est un véritable chef-d’oeuvre, à la portée d’un homme qui ne cesse de me surprendre. Et j’aime ça.

Quel humanisme. Quelle leçon de vie. Et quel homme !
Derrière ou devant la caméra, le réalisateur-acteur-auteur, ne semble pas avoir pris la grosse tête. Il assume l’image qui est la sienne. Celle d’un homme qui fut le plus grand sex-symbol de tous les temps… Celle d’un homme vieilli.

Je ne vous dirai rien de l’histoire… Je l’ai moi même découverte avec le film. C’est comme ça que je les aime (tout comme l’opéra et la majorité des oeuvres d’art). Ces découvertes que l’on peut se permettre lorsque l’auteur est bon – ou que l’on juge tel.

Je suis encore impreignée de l’ambiance de Gran Torino. Mon coeur est encore fébrile. Mon sang bout dans mes veines devant l’absurdité de la société (actuelle ou passée).

Et j’attends…

7 réflexions sur “Il le sait…

  1. Voili, voilà où tu étais cet aprèm. Je te rejoins pour dire que Clint est un grand homme (et touchée aussi quand tu dis qu’il te fait penser à ton grand-père). Quand les gens sont intègres et bien pensants on ne peut que les aimer.
    bisous

  2. Ellecram > Marrant car je relisais ma note et je me disais que c’est un peu confus… J’ai projeté sur le personnage du film cette image de papy… mais sur certains aspects seulement. Mais j’y ai pensé pendant tout le film !

    Ovar > Hum, par certains côtés oui !

    K’Tana > Il semblerait que j’aie oublie de donner une appréciation. Pourtant ça me semblait clair non ? Donc je ne dirais pas que c’était bien. C’était plus que ça ! Gran Torino, par bien des aspects, et bien qu’il n’ait pas été primé, est absolument divin. (Enfin, ce n’est que mon avis.)

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