4 = 12

DE LA LOGIQUE ORDINAIRE


Oui. Le titre de ce billet t’aura laissé dans le doute, ô toi le scientifique chevronné. Pourtant 4 = 12. C’est marqué sur l’emballage du papier toilette. Et si c’est marqué, alors, c’est vrai. Et pourquoi lire entre les lignes quand on peut simplement rester en surface !?

Je te dis ça ce soir parce que visiblement les gens ne savent pas lire. Ou alors s’ils le savent, ils prennent un malin (voire sadique) plaisir à me pourrir la vie.
Y’a qu’à voir le nombre de publicités qui se trouvent dans ma boîte aux lettres depuis que j’ai mis mon autocollant « Stop la pub ! »
Je l’imagine. Le distributeur devant ma boîte, en train de se dire « AH TU VEUX PAS DE PUB MA GRANDE ! Bah tu vas voir ce que je vais te mettre ! »
Oh oui. Je l’imagine très bien.

Ce billet n’a ni queue ni tête. Et je crois bien que c’en était le but ultime. Alors que j’étais devant ma télévision à non-regarder l’allocution/élocution (allocation ? mouarf !) présidentielle qui avait lieu ailleurs sur une autre chaîne. Alors que Clint est en pleine course poursuite, je repense à la nullité de ma vie présente. Nullité merveilleusement illustrée par ce distributeur de réclames à la manque, mettant tout son amour à boucher ma boîte avec ses pubs. (Oui, j’exagère, en vrai c’est un peu moins flagrant. Mais quelle place pour la réalité dans une fiction d’intérêt ?) Ou pas.

Tu remarqueras aussi que je mets un point d’honneur à aborder des sujets absolument essentiels. Voire totalement philosophiques. (Ah. Non.)

Tout ça pour dire qu’hier je me suis rendue (accompagnée, pour une fois, c’est agréable de partager quelques instants d’hilarité) à la Conciergerie.
Hilarité oui. Parce qu’il fallait au moins ça.
Le sujet m’intéressait au plus haut. J’avais vraiment (vraiment) envie d’aller voir cette exposition sur les expositions universelles parisiennes. (La redondance du titre aurait-elle-dû me mettre la puce à l’oreille ?)
Je dois l’avouer, le sujet ne portait pas particulièrement à une muséographie trépidante. Mais là, je ne sais pas ce qui s’est passé, à peine entrée dans ce lieu pourtant magnifique et emprunt d’histoire… l’ambiance est retombée comme un soufflé raté. Sous les voûtes d’ogive, des panneaux augurant une exposition livresque. Et je dois l’avouer, lire dans une exposition (en dehors des cartels et autres petits textes explicatifs – le juste maximum), c’est profondément frustrant.
Alors oui. Le contexte historico-photographique était de la partie… Mais fi du grand frisson ! J’attendais plus. Surtout de l’exposition coloniale de 1931.
Je crois que ce qui m’a le plus pétrifiée, fut ce terrible manque de vie. Cette non vie flagrante ! (Et pourtant d’aucuns savent que j’aime d’amour les boulons, les vis et les arcs d’acier…) Une ode à l’immobilité, au sérieux, à la science. Quid de l’âme de ces festivités ?

Sans compter la poussiéreuse exposition permanente. Poussiéreuse et effrayante ! Voir Marie-Antoinette et ses compagnons prisonniers morts et re-morts depuis des siècles… Quasi-pétrifiés dans leur triste dessein… Quitte à visiter des geôles célèbres, celle du Marquis de Sade à Vincennes, bien que totalement dénuée de mobilier, est bien plus plus accueillante (ce qui n’est certes pas le but d’une cellule de prison… mais là n’est pas la question !). Ca m’aurait presque fait penser à cette saynette du Sens de la vie où un mari et sa femme vont dîner dans la chambre de tortures médiévale d’un restaurant branché !

Mais ce n’est que mon humble avis (partagé par au moins deux autres personnes).

Peut-être que je suis particulièrement aigrie en cette soirée de février. Dans un mois tout rond auront lieu les épreuves écrites du CAPES… Je travaille à un rythme assez proche du zéro…
Et à cet instant précis je me dis que la VF tue vraiment le film. Depuis quelques instants où je tape ces mots inutiles, j’entends ces horribles voix qui habillent Clint et ses acolytes dans La Relève. Et je me dis qu’on peut vraiment oter toute sa dimension à un film en en modifiant sa bande son (enfin, d’autres l’ont pensé mieux que moi bien avant, mais ce soir je te raconte ce qui se passe dans ma tête).
La voix. Voilà bien quelque chose d’important. Ecoutez le même message prononcé par dix personnes différentes et vous entendrez un discours différent.
L’autre jour avec une amie nous regardions Martin, de Romero. En VF. Pouah ! Je suis certaine qu’un visionnage en VOst aurait rendu à ce film plus de 50% de dignité.

Bref.
Si tu es arrivé jusqu’ici, jusqu’à ces derniers mots, j’estime que quelque part, tu m’aimes. Et rien que cette idée me réjouit. Même si tu ne m’aimes pas vraiment. Laisse moi le croire quelques minutes.
Chuuuut, non, ne dis rien. Ou plutôt si. Ca a du bon de raconter des inepties et de les publier. Ca a sûrement moins de sens de les lire. Mais moi ça, je m’en fiche pour l’instant puisque c’est moi qui les écris.

Alors oui. Moi aussi je t’aime. Toi non plus ?
A très bientôt. Je te raconterai Madame Butterfly si tu es gentil. D’ailleurs, je te raconterai sûrement aussi Madame Butterfly si tu es méchant. Alors maintenant, tu hésites uh ?

Pronto !

5 réflexions sur “4 = 12

  1. Hahaha!!
    ça y est tu l’as lancé ton cri et j’espère que ça t’a fait du bien
    moi je fais partie de ceux qui t’aiment alors…..
    je suis d’accord avec toi encore une fois: quand on n’aime pas on n’aime pas pis voilà faut oser le dire contrairement à une majorité de gens qui font les hypocrites, et tant pis si on ne nous aime pas nous en retour, lalalère…
    j’attends avec impatience le prochain billet
    gros bisous

  2. Tu sais tout K’Tana ! Voilà ! Je suis démasquée !
    😉 J’espère faire plein de « beaux » billets très bientôt Ellecram ! Plus que je ne le pensais peut-être même !
    Bisous😉

  3. ho que oui je t aime,pour tes mots qui sautillent ,pour la profondeur derrière le futile,pour toutes ces années à te regarder grandir même de loin,sans jamais vraiment te le dire ,parce que……..est ce qu une tata par alliance le peut?
    biz

  4. ♥ Oh ! Bien sûr qu’elle le peut !
    Merci pour ton petit mot. Ce me touche beaucoup !
    Et je peux vous dire que je vous aime aussi beaucoup tous les trois ! Même de très loin !
    Bisous !

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