Sacre à l’opéra Bastille.

HOMMAGE A MAURICE BEJART, 2008

Le Sacre du printemps dHeddy Maalem, AFP/Getty Image, 2008.

Le Sacre du printemps d'Heddy Maalem, AFP/Getty Image, 2008.

Il est des événements que l’on ne peut décemment pas se permettre de rater.
Jusqu’au 29 décembre 2008, l’opéra de Paris propose une soirée hommage consacrée à Maurice Béjart.
Si le nom du danseur et chorégraphe (décédé en novembre 2007) est célèbre, c’est avant tout par celui des ballets que j’ai effectué mon choix.
Les noms « Stravinsky », « Oiseau de feu » et « Sacre du Printemps » font toujours un tour complet dans mon petit cerveau et je ne peux résister. Je cours, je vole, je me rue dans les théâtres et autres scènes pour assister aux représentations de ces ballets créés au début du XXème siècle.

Si je devais donner deux noms seulement des musiciens qui provoquent en moi des sensations les plus vives, je donnerais sans réfléchir une seule seconde Mozart (pour son Requiem, notamment) et Stravinsky (pour l’intégralité de son oeuvre, avec une vive préférence pour ses participations aux Ballets Russes : Noces et Le Sacre du Printemps).

Rappelez-vous, ô fidèles lecteurs. Il y a de ce là quelques mois, années, je vous contais mes rencontres avec ces mêmes ballets. La toute première fut assez tardive. Je découvrais, émerveillée et stupéfaite ces ballets au programme de l’option histoire de l’art au lycée. Là, c’est autour des décors et chorégraphies originales que le travail principal était initié. Depuis, j’ai décidé d’aller à la rencontre de la chorégraphie d’Heddy Maalem du Sacre… (avril 2006) et c’est sans voix que j’étais revenue de Noces (chorégraphie d’Angelin Preljocaj).

Projet de costume pour lOiseau de feu, par Bakst, 1909

Projet de costume pour l'Oiseau de feu, par Bakst, 1909

Ce soir, c’est autour de trois ballets que s’organisait la soirée :
Serait-ce la mort ? (Richard Strauss) ;
L’Oiseau de feu (Stravinsky) ;
Le Sacre du Printemps (Stravinsky).

Une tension montant crescendo, maîtrise d’une soirée absolument divine en ce jour de la Ste Alice.

Je découvrais donc ces chorégraphies dont je ne connaissais rien.
Un style totalement épuré, sans décors, aux costumes des plus basiques, modernes.

Serait-ce la mort ? d’abord, où cinq danseurs occupent l’espace scénique, accompagnés par la cantatrice Twyla Robinson (soprano), devant un grand drap blanc fluctuant au gré des quatre lieder présentés.

L’Oiseau de feu, 26 danseurs virtuoses lâchés dans un espace totalement dénué de décors, si ce n’est une levée de rideau étonnante en son terme…

Enfin, l’envoûtant Sacre du Printemps, où 46 danseurs s’adonnent à cette transe endiablée, qui ne saurait laisser indifférent. 38 minutes intenses, tambours battants, augurées par un corps de 23 danseurs ; 23 hommes portant la frénésie de ce ballet halluciné, d’un érotisme violent (ce n’est que mon humble avis) et d’une force tribale pour beaucoup amenée par la musique de Stravinski.
Viennent ensuite les femmes, aux costume couleur chair, presque nues devant nos yeux ébahis.
Jusqu’à ce que les corps s’emmêlent.
Extraordinaire !

Multiples mises en scène pour un même ballet, toujours aussi fort, grâce à cette musique composée par Igor Stravinsky il y a de cela un peu moins d’un siècle.
J’attends avec impatience les nouvelles créations (voire les chorégraphies originales) qui je l’espère ne manqueront pas avec l’arrivée du centenaire de la création de ces ballets.

Je vous laisse sur ces bons mots regarder un extrait de la chorégraphie à laquelle j’ai assisté ce soir, en espérant que vous serez, vous aussi, comblés.


Final du Sacre du Printemps, chorégraphie Maurice Béjart, 1965.
[Quasiment tel que je l’ai vu ce soir, étant donné que l’Elue était blonde… De mon côté j’étais très bien placée, en haut du premier balcon, ce qui fait que j’ai pu apprécier le côté très visuel des ballets, en vue plongeante – mais pas trop ! Avec en prime l’immense plaisir de voir la fosse d’orchestre puisque c’était mon premier ballet accompagné d’un orchestre symphonique  – dirigé par Vello Pähn ! Joie !]

Bonne(s) fête(s) à vous !

[Et n’oubliez pas le calendrier de Mlle Evin, il a besoin de vous pour exister !]

2 réflexions sur “Sacre à l’opéra Bastille.

  1. hello
    ça déménage en effet le Sacre du Printemps!!
    Vu en vrai ça doit être encore plus spectaculaire.
    Y’a tellement de choses à voir, que tu n’en finis pas de t’émerveiller, mais bon dans la capitale tout existe bien sûr donc faut en profiter t’as bien raison.
    bises et à bientôt

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