C’est ma Came !

MUSIC HOLE

Des ptits trous, toujours des ptits trous

[Intro : je te le dis cette fois mais je ne recommencerai plus ; la catégorie fièvre du vendredi soir n’est réservée à aucun jour de la semaine et intervient quand bon lui semble. Je n’ai aucune patience, alors tu ne feras pas non plus de scandale de ton côté ; sinon merde quoi ! Merci.]

Ces dernières semaines (voire mois, ne nous restreignons pas) régnait dans l’univers musical une sorte de grand vide. C’était en tous cas devenu presque saisissant. Bien sûr, j’avais trouvé refuge dans la découverte de nouveaux groupes tous plus géniaux les uns que les autres : quelques Poni Hoax, Frog Eyes, Dresden Dolls m’avaient tenue en haleine suffisamment longtemps… Mais il y avait quelque part comme un manque. Une sorte de grand trou noir audiovisuel (le cinéma n’ayant pas manqué à la règle, comme je vous le disais dernièrement), voguant dans un monde Bisounours épatant (je ne ferai pas de dessin, non).

Si le Moine marié* a éveillé ma soif et sustenté la plupart mes désirs, il eut été dommage de s’arrêter en si bon chemin. Bashung, passant par là n’a pas manqué de provoquer quelques sensations (bien que je dois l’avouer je préfère de loin son ancienne Fantaisie Militaire)… complétant l’alchimie précédemment initiée.
En piètre idolatrice que je suis, je me dois de vous rappeler que je ne suis JAMAIS (ou alors rarement, un peu par hasard) au courant des sorties du moment. Je tombe généralement des nues le jour de la sortie de l’album, voire même parfois plus tard (bien plus tard).
Si je suis parfois comme illuminée par la lumière divine (par exemple récemment avec la sortie du prochain Portishead – Third, le 28 avril), la règle générale veut que je sois complètement à la masse. Ce qui fait que non seulement je cours après le temps, mais en plus je rate inévitablement les concerts (qui de toutes façons sont bien trop chers – et réservés à une catégorie de gens complètement allumés qui sont prêts à camper pendant trois jours devant une billetterie, ce que je ne suis pas prète à faire, pour ma part ; un jour peut-être qui sait ?).

LA pochette - Camille, Music Hole

Bref. Je parle, je parle et comme à mon habitude je ne dis rien. C’est tellement bon d’écrire au fil de ses pensées.
Bien. Music Hole, donc.
Music Hole, c’est le titre de l’album de Camille sorti lundi dernier dans les bacs (sans sable) français.
C’est avec des pincettes que je découvre chaque nouvelle oeuvre d’un artiste que j’aime (déjà). L’appréhension de la nouveauté. La peur d’être déçu(e) (encore).
Et la joie qui résulte souvent de l’écoute.
Si le titre même de l’album de Camille fait écho (par pure coïncidence, bien sûr), avec cette idée de trou noir dont je vous parlais il y a quelques instants, vous pouvez être sûrs qu’après ce mois d’avril – véritable grand cru musical – c’est béate que j’attendrai patiemment les perles à venir (avenir). Avec une patience monstre et le sourire aux lèvres.

De cet album qui me fait beaucoup de bien au-coeur-et-au-corps, je retiendrai surtout deux chansons dont je suis tombée raide-dingue-amoureuse. Et l’amour chez moi ça ne rigole pas. Je n’ai jamais été légère et c’est donc avec grand sérieux que je vous annonce ce coup de foudre (bien qu’on m’ait prévenue cet après-midi même de l’inconstance et de la fille-facil(e)ité des chansons ; oui, c’est bien triste).

En tête de (gondole ?) liste, le titre Home Is Where It Hurts (#3). Il y a dans cette mélodie un je-ne-sais-quoi qui me met en transe (ou presque), en tous cas qui m’émeut, me fait vibrer : je suis entrée en contact avec cette chanson (je ne voudrais à aucun moment prêter à cette dernière de quelconques intensions envers ma personne).
Ca balance pas mal (à Paris -). Dès les premières notes je commence à claquer des doigts. Puis les épaules commencent à battre le rythme, suivies de la tête et enfin des pieds. Quand vient cette voix, après quelques 35 secondes de frétillement compulsif, les larmes montent [effet de l’hypersensibilité qui me sied avec laquelle je ressens d’autant plus chaque émotion]. Une voix qui vient de l’intérieur. Alors la mélodie s’insinue en moi et je sens la musique pénétrer dans mes veines. Elle m’habite. Et comme cela arrive rarement, je ne peux simplement pas chanter. Respect très rare qui n’existe que pour très peu d’oeuvres (type MozarDesques). J’ai la fièvre.
[Écoute du titre dans le vodpod ci-à-droite, si cela vous chante.]

Enfin, vient The Monk (#5). A l’instant même où je l’écris je note une filiation avec ma dernière note du Friday Night Fever… et j’encaisse. Ce titre n’a absolument rien à voir avec le précédent. Toute en douceur, une voix lyrique vient caresser mes oreilles, dans une mélodie non sans me rappeler joyeusement Cocteau Twins voire même Dead Can Dance… Et ça n’a rien de désagréable.

Et un bon point énorme pour l’intégralité de cet album. 
Voir d’ici quelques semaines si le sentiment s’accorde avec le temps.

En attendant de prochaines histoires d’amour… je compte sur vous pour vous ruer sur les boîtiers magiques (un album qui pour ma part fera partie de mes achats !).

I still buy CDs & you ?

*The Married Monk, si tu as raté un épisode.

N.B. : wordpress est un peu capricieux avec les histoires de lecteurs de musique, mais je vous fais confiance, chacun de vous sait où trouver ces bijoux sur ce grand réseau.

2 réflexions sur “C’est ma Came !

  1. (Ah oui mais je n’ai jamais dit que je mettais en photo la représentation d’un trou noir. Sinon j’aurais légendé « voici le légendaire trou noir ». Cette photo me plaisait bien. Et puis, là n’est pas le sujet de ce billet.🙂 )

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